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Le galop sur l’hippodrome est le rendez-vous de l’été pour les cavaliers amateurs de sensations fortes !

Au pied du château de Pompadour, sur un hippodrome de 25 hectares, les souvenirs inoubliables et l’émotion sont garantis !

Avant le départ

Bien s’hydrater est essentiel pour éviter les courbatures. Il ne faut pas non plus oublier les indispensables : bottes, bombe, lunettes de soleil et crème solaire !
Arrivée au club, la tension monte à l’idée de découvrir qui sera notre compagnon de balade.
Pour ma part ce sera la douce et gentille Quintesse. Après quelques caresses, il est temps de se préparer. Brosse, cure-pieds, peigne … tout y passe avant de passer à « l’habillage » tapis, selle, filet.
Nous sommes prêtes. En attendant que le reste du groupe soit prêt, j’en profite pour donner quelques friandises à ma jument, qui, en grande gourmande, se régale.

C’est parti !

Le signal du départ est donné. On re-sangle, on ajuste les étriers et c’est parti pour une superbe balade.

Le démarrage se fait en douceur. Nous sortons du club et empruntons les chemins boisés qui permettent de rester à l’abri du soleil et au frais.
L’ambiance, tout comme l’allure, est légère. Le pas est détendu, les rênes relâchées, tout le monde est joyeux, heureux de quitter l’environnement si familier de la carrière pour arpenter les chemins de forêts. Nous discutons, rigolons, pressés d’arriver sur l’hippodrome. Chacun s’imagine victorieux d’une course.
Nous accélérons le pas. Il est temps, après ce démarrage en douceur, de mettre un peu d’activité. À la sortie d’un sous-bois, une petite côte à monter, l’occasion d’entamer le trot, avant de repasser au pas à l’entrée d’un verger.

Arrivée sur l’hippodrome

Au bout d’une heure, nous arrivons dans le village. La tension monte, chacun se concentre, retend ses rênes, remonte ses étriers, prêt à fouler le sable de l’hippodrome.
Les consignes sont données, la barrière qui sépare le public de la piste passée, nous voici désormais dans la peau d’un jockey.
Saisis par le cadre, nous nous sentons petits et impressionnés. Le château nous surveille avec sérénité, tel un grand frère là pour nous rassurer.
Nous prenons le temps de nous habituer à ce nouvel environnement. Les chevaux reconnaissent ce lieu qu’ils apprécient. Leurs muscles se bandent, l’œil est vif et l’oreille à l’écoute. Eux aussi s’imagine gagner le grand prix, ils sont prêts à tout donner.

Tout à coup, à la sortie du virage du château, le signal du départ est donné : GALOP !

Nous nous lançons. Je ne sais pas qui des cavaliers ou des chevaux sont les plus motivés ! Nous accélérons, encore et encore, l’envie de dépasser est grande, nous sommes au botte à botte. Les chevaux se prennent au jeu et essaient de se doubler les uns les autres. Ils se défient du regard pour savoir qui sera le meilleur. Je jette un coup d’œil en arrière et vois que les autres cavaliers, désormais concurrents, se rapprochent, eux aussi pris dans le jeu.

La ligne droite passe en éclair. J’ai l’impression que nous venons juste de démarrer. Le virage au fond de l’hippodrome se rapproche à grande vitesse. Il est grand temps de faire une pause, de reprendre notre souffle avant de repartir de plus belle. Nous sommes essoufflés mais surexcités, bien décidés à s’affronter encore une fois.

Reposés nous attendons le signal pour repartir. Tout à coup, le mot « GALOP ! » est lancé et nous nous élançons de plus belle. Nous arrivons sur la dernière ligne droite. Les tribunes se profilent au loin. On pourrait presque imaginer les cris et les encouragements du publics grandissant au loin mêlés au grondement sourd et puissant du galop de nos chevaux sur la piste.
Les sensations sont fortes. L’air nous fouette le visage, le sable vole, le souffle de ma jument, fort et puissant, soulève mes jambes sur son flanc, ses jambes sont puissantes, elle accélère, volontaire et déterminée, nous sommes prêtes à vaincre nos concurrents et à passer la ligne d’arrivée les premières.
L’adrénaline est à son comble ! La ligne d’arrivée est si proche et si vite dépassée. Les tribunes sont désormais derrière nous, il est temps de ralentir et d’échanger sur nos sensations.
Nous sommes surexcités, tellement heureux d’avoir pu vivre cette expérience inoubliable.
C’est désormais l’heure de la récompense pour nos montures. Nous descendons sur le cross à la recherche d’un coin à l’ombre et d’un carré d’herbe verte. Pendant que nos chevaux se régalent, remis de nos émotions, nous en profitons pour souffler et échanger nos sensations.

Retour

Après deux, trois bouchées d’herbes verte, il est temps de repartir. Nous quittons tranquillement la piste. Nous changeons désormais de chemin. Nous nous faufilons dans les quartiers résidentiels avant d’emprunter un nouveau sentier. Nous retrouvons la fraicheur des sous-bois avec plaisir.
Nous sommes tous, cavaliers et montures, fatigués de notre aventure mais prêts à repartir si on nous le demandait.
Il faut croire que les quelques bouchées d’herbes n’ont pas suffit à Quintesse qui en grande gourmande, cherche à attraper feuilles de châtaignier et de noisetier. La voilà tel Jolly Jumper, une fleur au coin des lèvres.

L’ambiance du retour est calme. Les rires et les discussions ont laissé place au souvenirs si récents du galop sur l’hippodrome. Chacun rejouant la course dans sa tête afin d’en profiter encore un peu plus longtemps et de ne rien oublier.
Après la traversée de nouvelles allées de pommiers et des derniers sous-bois, nous voici de retour au club. Nos montures sont prêtes à retrouver leurs prés et leurs copains restés sur place. Nous les débarrassons de leur chargement, et après un petite douche et quelques friandises, nous les laissons repartir au prés en les remerciant de nous avoir accompagné tout au long de cette magnifique expérience, tristes de déjà les laisser et pressés de les retrouver très rapidement. Mais pour l’heure, il est temps de se souhaiter une bonne soirée.